À propos de

                     
Ma pratique à travers le temps et les continents

 

Ma pratique des arts martiaux ayant commencée par la boxe française, un sport importé à Marseille par les marins revenants d’extrême orient.

La boxe française est un sport utilisant les poings de la boxe anglaise et les jambes des pratiques extrêmes orientales, mais à cette époque la mode était aux arts martiaux karaté et Kung Fu.

Je décidais donc de remonter le temps et d’explorer l’origine de la boxe française que je pratiquais à la fin des années 70.

Fin des années 70 jusqu’au début des années 90, j’ai pratiqué le karaté sous toutes ses formes traditionnelles pour les katas, en compétitions nationales et internationales et des voyages pour pratiquer avec les plus grands maîtres de l’époque.

Durant toutes ses années, des multiples questions surgissent en terme d’efficacité, comment devenir plus fort, plus rapide, plus précis mais surtout garder un corps sain sans traumatismes ou blessures pouvant interrompre la pratique.

La réponse se trouvait dans ce postulat, des maîtres avec un âge avancé pouvaient rivaliser avec des plus jeunes. Quels étaient les secrets de ses maîtres, de quelles manières ils s’entrainaient, d’où venait leur force, tout cela restait un mystère.

Je décidais donc d’aller voir les pratiques du pays voisin la Chine, ces pratiques sont d’origines du karaté en particulier le Kung Fu et le tai-chi. Dans le karaté il manque la partie énergétique, on dépense énormément d’énergie mais sans la régénérer et la recycler.

Sans arrêter le karaté, je commence à pratiquer le tai chi. Je débute avec le style yang lent, souple et fluide dans les années 90. La pratique du karaté et du tai chi au départ me satisfait puisque je régénère et recharge « les batteries » après un entrainement intense. Mais ces deux pratiques sont diamétralement opposées à tous les niveaux mais complémentaires.

Le problème est ce qui est construit d’un côté et détruit de l’autre. Je m’explique, en tai chi je découvre des sensations nouvelles et agréables, chaleur, dans le corps, fourmillement et picotement dans les mains, les jambes et l’abdomen, mais ces sensations disparaissent dès que je pratique le karaté qui a des mouvements saccadés, vifs et forts.

Je découvre un autre style de tai chi qui est le style chen. Ce style est à l’origine de tous les autres styles plus martial basé aussi sur la lenteur mais avec des libérations d’énergie (fali) qui se caractérisent par des ondulations de la colonne vertébrale, des spirales et l’utilisation de différents types de force (force centrifuge, centripète, gravité, inertie).

Ce travail d’ondulation de la colonne vertébrale rappelle un exercice de yoga appelé (vinyasa) adho mukha svanasana; urdhva mukha svanasana, relié par chaturanga dandasana.

Le tai chi Chen complété par un travail de chi Kong me permet d’arrondir mon karaté et d’avoir parfois dans certaines positions le même ressenti qu’en tai chi cité précédemment.

Mon voyage à travers les arts martiaux continu par la traversée de l’Himalaya et l’arrivée en Inde par hasard en parcourant une revue qui se nomme Energie et qui traite du Chi Kong et du tai chi.

Je découvre une série de postures en noir et blanc qui représente le surya namaskara la salutation au soleil avec vinyasa, exécuté par un corps ascétique et plein d’énergie.

La réponse à toutes mes questions est peut être là. Si le yoga est à l’origine de toutes les pratiques martiales avec l’aide du kalaripayat (art martial indien) il est dans tous les cas le lien entre les pratiques chinoises de tai chi et les pratiques japonaises de karaté.

Ce lien historique est aussi un lien énergétique, philosophique et spirituel.