Taichi – Qi Gong – Les origines

Le Tai ji quan aurait été créé par Zhang San Feng (le maître des trois pics) suite à l’observation d’un combat entre un serpent et un oiseau. Le serpent prit le dessus grâce à ses mouvements souples et circulaires. Cette scène l’aurait convaincu de la suprématie de la souplesse sur la dureté. Ceci fait partie de la légende, les différents styles de tai ji quan sont le résultat de la réflexion et de la recherche de nombreux maîtres d’arts martiaux. Certains ont su faire école et imposer un style. Même si la forme des enchaînements diffère, les styles de tai ji quan ont tous en commun les mêmes principes exposés dans les textes classiques du tai ji quan, écrits par les grandes figures de la discipline. D’art martial confidentiel, réservé à une famille ou à un clan, il a su ces dernières décennies se diffuser hors de Chine. Il occupe maintenant une place toute particulière dans les techniques de santé.

Les 6 principes privilégiés et fondamentaux

Dans la pensée chinoise, le corps est une unité indissoluble; et prendre conscience de son corps, c’est se donner accès à son être tout entier. Le Tai ji quan (ou le Qi Gong) favorise cette prise de conscience et cette unité à l’aide de quelques principes qui forment un tout et dépendent l’un de l’autre inséparablement.

Forme circulaire : Elle économise l’énergie, apaise l’esprit, et favorise la concentration, car les mouvements aux figures sans angles, et aux gestes sans fin, empêchent la dépense superflue et inutile d’énergie et donnent une sensation de réserve et de sécurité émotionnelle.

Douceur, souplesse, fluidité : Agir avec douceur et légèreté, c’est aussi créer des conditions de repos et de détente, car la douceur et la fluidité font disparaître les brutalités, violences, émotions et heurts;

Lenteur : Le Tai ji quan implique un travail sur l’énergie interne et non sur la force externe musculaire. C’est pourquoi, l’entraînement du Tai Ji Quan est tout d’abord exécuté lentement : – pour développer un fonctionnement mental différent du fonctionnement courant dans nos sociétés en amenant le cerveau gauche à se taire et en laissant la place au cerveau droit,

  • pour permettre de porter l’attention à la façon dont bougent les différentes parties du corps, d’en expérimenter  d’autres et de découvrir les liens entre toutes ces parties, entre le centre et la périphérie,
  •  pour prendre conscience des appuis dans le sol et de la manière dont le corps répond à la gravité
  • pour découvrir qu’il existe d’autres manières de bouger, de faire, de penser que celles qui sont habituelles
Coordination & relâchement : La technique du Tai ji quan est une expression corporelle globale de l’homme intégral. Toutes les parties du corps sont liées et participent à la réalisation du mouvement global
Continuité et Harmonies : Rien dans l’univers n’échappe à la loi des « contraires-complémentaires » yin et yang. Les séquences se succèdent comme les vagues de la mer sans commencement ni fin. Cette continuité régulière et harmonieuse ne doit pas se limiter seulement aux formes gestuelles, mais aussi à l’intérieur de soi-même, psychiquement et mentalement.
Développement de la force intérieure – Jing – : le ressort d’un individu, sa vitalité, son dynamisme, en mettant l’accent sur l’intériorité de cette force (force intérieure / art interne), précède la forme musculaire et lui préside. Cette force intérieure est aussi liée à l’attitude psychologique de l’individu.